À l’occasion de l’édition 2009 du salon des Entrepreneurs, qui aura lieu les 4 et 5 février au Palais des Congrès, Cre’ads organise un concours d’idées de création d’entreprise, en partenariat avec le Salon. Pour participer, vous pouvez dès maintenant proposer une idée innovante de création d’entreprise ici.
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Nouvelles formes de médiations, nouveaux pouvoirs.
Edvige et généralisation sans précédent de la vidéo surveillance en France, flicage partiel des internautes en Australie et censure en chine, Homeland et Patriot Act aux Etats-Unis.. Plus que jamais se pose pour nos gouvernants la question de la surveillance et du contrôle.
Le gouvernement français va jusqu’à proposer la détection de la délinquance chez les enfants en très bas âge, dès 3 ans, estimant, selon Frédéric Lefèvre, que lorsque « vous détectez chez un enfant très jeune à la garderie qu'il a un comportement violent, c'est le servir, c'est lui être utile à lui que de mettre en place une politique de prévention tout de suite ».
Et, dans le fond, la psychiatrie ou la génétique ne sont-elle pas des techniques de l’information comme les autres ? Il était logique, bien que totalement illégitime, que l’Etat commence à les considérer aussi comme des technologies de pouvoir.
Dans son avant-dernier livre (Une brève histoire de l’avenir), J.Attali décrit un futur rempli d’objets « surveilleurs » qui enregistreront et analyseront toutes nos activités. Il évoque les dangers totalitaires d’une société sans vie privée, monde de l’hypersurveillance.
Nouveaux contrôles.
L’expression est bien choisie et le mot mérite qu’on s’empresse de le détourner.
Certes l’écart est croissant entre la capacité des citoyens à surveiller leurs gouvernements et la capacité des autorités à surveiller les individus, mais rien ne présuppose que l’informationalisation des structures de pouvoir ne doive se faire contre les libertés individuelles. Si l’Etat a le monopole de la violence légitime (Weber), qu’en est-il vraiment de la surveillance et du contrôle ?
En tant qu’individus il est non seulement légitime de s’interroger mais surtout d’agir en envisageant des alternatives technologiques viables, favorisant l’expression des libertés individuelles et resserrant le contrôle des peuples sur leurs gouvernants. C'est là ce que devrait être l'hypersurveillance.
Des chercheurs et des étudiants du MIT Media Lab s’y sont employés. Le projet s’appelait open governement et consistait en la collecte d’information sur les gouvernants par les citoyens, une sorte de wikipédia du renseignement.
Ce fut un succès, en moins de 24H ils eurent par exemple accès à l’adresse personnelle de Georges Tenet, le patron de la CIA, et nombreux autres renseignements supposés confidentiels. Le programme incluait également un système expert permettant de croiser et faire remonter toutes sortes d’informations.
Dans cette vidéo (désolé pour l’image, la prochaine fois j’utiliserai un trépieds, c’est promis), Chris Csikszenmihályi qui travaille au média lab, et qui est l’auteur de la vidéo précédente, explique les détails de cette initiative. Le DARPA, la structure de recherche militaire aux US, réfléchi également à la question en participant à des programmes comme txtmob.
Se manifeste ici, une nouvelle fois, l’interaction entre le développement des technologies de l’information et l’effort de réorganisation la société. Et comme le propre de la société de l’information se situe dans sa capacité à « mettre le pouvoir de la technologie au service de la technologie du pouvoir » (Castells), c'est à présent aux citoyens de déterminer le sens de leurs institutions de contrôle et de surveillance.