Professeur à la Stern School of Business, Nouriel Roubini fait parti de ceux qui avaient anticipé la crise financière. En septembre 2006, lors d'une conférence au FMI, il parle des risques liés à la hausse du pétrôle et des taux d'intérêts, explique que les Etats Unis risque d'être confronté dans les mois ou les années qui viennent à une sévère recession.
Il indique que les propriétaires utilisent leur maison comme un distributeur de billets et que la titrisation des crédits hypotécaires risque de paralyser à terme le système financier. Nous sommes le 7 septembre 2006.
Aujourd'hui, il est très critique vis à vis du plan Paulson et du comportement de la FED et du Trésor. Il reproche à l'Etat, en n'étant pas intervenu dans le capital des établissements financiers, d'avoir préféré nationaliser les pertes plutôt que de punir les actionnaires des banques et leur management.
La solution qu'il propose consiste à présent à racheter les prêts subprimes et à accorder une remise significative à tous les ménages aux bords de la faillite qui peinent à rembourser leurs emprunts.
Il fait également état de qu'il appelle le negative equity : au fur et à mesure où la valeur des maisons baissent, américains endettés commencent à arbitrer entre le remboursement de leurs échéances et rendre purement et simplement la maison à leur banquier. Il leur suffit pour cela de quitter leur domicile, en envoyant une clé à sa banque. Simple comme une lettre à la poste.
Il anticipe une récession très importante de 12 à 18 mois.

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