L'administration américaine met 700 milliards de dollars (491 milliards
d'euros) sur la table pour enrayer la grave crise de confiance des
marchés financiers.
La question du jours est : à combien s'élève les encours à risque parmi les quelques 11 000 milliards de la dette hypothécaire des ménages américains?
Avant 2001, la part de la dette la plus risquée (subprime et Alt-A) était proche des 10%, pour un encours total de 5 520 milliards de $ (en incluant la dette senior, en principe moins exposée au risque). Entre 2001 et 2007, la part des crédits à risque est monté à 33% des crédits hypothécaires, pour un encours total de 11 026 milliards de $ en 2007.
Durant cette période, 20,42% des crédits contractés l'étaient par des ménages à risque soit (11-5.5)*20,42% = 1 123 Milliards. A ceux-ci, s'ajoute les crédits contractés antérieurement, soit 552 Milliards.
On arrive donc à 1 675 Millards de crédits subprimes piégés dans les tuyaux du système financier.
En avril 2007, la FED estimait cette donnée à 150 Milliards. En octobre 2007, Goldman Sachs l'estimait à 2 000 Milliards. A regarder comment il était facile dès avril 2007 (mes données proviennent de la FED :) ) de prévoir l'ampleur de la crise, je dois avouer que je m'étonne des 1ère estimations de la FED.
Sur ces 1 675 Milliards, la FED propose d'en garantir 700 Milliards. Elle s'est engagé a ne pas allé au delà (elle est d'ailleurs soumise à l'autorité du congrès pour ce genre de décisions)
La question qu'on aurait tendance à se poser à présent serait : "Cela suffira-t-il?".
Mais compte-tenu de l'ampleur de la crise et de sa nature, ne faut-il pas commencer à envisager la possibilité que cette mesure soit simplement une "mesure de confort" -j'hésite à utiliser le terme paliatif- pour atténuer au maximum le choc sur le système bancaire? En mot, et si il s'agissait seulement du risque maximum que pourraient porter les contribuables américains pour tenter d'endiguer la faillite des banques et non d'une solution à proprement parler?
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